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En 1529,
une épidémie de peste décime la population. L’ordre est donné d’enterrer dans
leurs propres maisons les victimes de l’épidémie et de ne pas sonner les cloches
pour les enterrements. Une nouvelle épidémie est signalée en 1540 mais est assez
vite enrayée. En 1586, on saisit une barque venant de Marseille où il y a la
peste. La ville est atteinte. Les consuls louent un barbier et font construire
des cabanes hors des remparts pour soigner les pestiférés. Au siècle suivant, un
bureau de santé est institué qui impose une quarantaine aux voyageurs et aux
étrangers arrivant de pays suspects.
En 1629, les portes de la ville sont munies de barrières et des gardes sont
placés sur tous les chemins. Tout voyageur doit être muni d’un billet de santé.
Malgré toutes ces précautions, la contagion qui sévit dans les environs atteint
la ville dont la plupart des habitants afin de fuir cette terrible maladie vont
camper au bord de la mer. L’épidémie ayant cessé en 1630, ordre est donné de
désinfecter les maisons.
En ce temps-là, deux cimetières se trouvent à
l’intérieur des Remparts, celui de la Porte Saint Antoine et celui des
Cordeliers (sous la Chapelle des Pénitents Gris). Un nouveau est créé en 1606
sur l’emplacement des « Vacants Jardins » (entre les Gris et la Porte de la
Reine). Il est désaffecté en 1807. En ce temps, les seules constructions
autorisées hors remparts par autorisation royale sont les hôtelleries. Ces
centres accueillent les étrangers après fermeture des portes et doivent être
détruits lors de guerres pour ne pas servir de base à l’ennemi.
L’hôpital
Dans le camp des Croisés, Saint Louis avait élevé jadis un hospice. Cent ans
plus tard il n’en restait aucune trace. Les habitants demandèrent alors et
obtinrent la création d’un hôpital. C’était sous le règne de Philippe de Valois.
On devait tout d’abord recevoir les pauvres de la ville. Dans la suite on finit
par admettre les étrangers indigents et les soldats de la garnison.
Cet hôpital, monument sans style, masse
informe qui date du XIVème siècle, subsiste encore de nos jours. Il a été régi
pendant longtemps par deux recteurs dont le mandat était annuellement
renouvelable. En 1838, le curé Blanchard provoqua, dans un zèle pastoral, une
délibération de la commission administrative de l’hôpital, demandant trois sœurs
de Nevers. Ces religieuses devaient se livrer au service des pauvres et à
l’éducation des filles. Les démarches n’ayant pu aboutir, on s’adressa à la
Congrégation de Saint Thomas de Villeneuve. Les sœurs prirent leur service en
1842. Elles ont dû l’abandonner le 21 mai 1901, après de longues années de bons
et loyaux services, regrettées des hospitalisés et de la population
reconnaissante.
Le
cimetière
Pendant le Moyen Age, un grand nombre de fidèles étaient inhumés autour des
églises. Cependant les cimetières existaient.
Le cimetière de l’île Marguerite « le camp des
Croisés » qui exista en même temps que l’hôpital construit non loin de la plage
du Boucanet. Aujourd’hui tout a disparu. Ces terrains restés longtemps incultes
sont rendus de nos jours à l’agriculture et à l’urbanisation.
Seule, une tombe, la tombe des porcelets,
vestige précieux, qui s’envase d’année en année, indique l’emplacement de la
nécropole du camp des Croisés.
Le cimetière des Cordeliers situé tout à
proximité du monastère. Il portait le nom des religieux qui en étaient comme les
gardiens. L’église des Pénitents Gris est construite sur le terrain des morts.
Le cimetière Saint Antoine qui se trouvait
dans le quartier de ce nom, tout près de la ville.
En 1606, le conseil communal délibéra sur des
« vacants jardins » dont on fit en effet un cimetière. Il était situé au midi de
l’église des Pénitents gris, près de la Porte de la Reine. Il fut clos d’un mur
en 1607. on y a enterré jusqu’en 1807. Comme ce cimetière se trouvait dans
l’enceinte, quoiqu’il fût abandonné, on y enterra encore plusieurs personnes
lors de l’inondation de 1840.
Le cimetière actuel, en dehors de la ville,
près du canal de Beaucaire. Il date du commencement du XIXème siècle. Le terrain
appartenait au sieur Manquet. La ville en fit l’acquisition. Il fut agrandi ces
dernières années.
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